Nikola Jokic admet que l’équipe de Minnesota était assez forte pour battre Denver
Au terme d’un match 7 d’une intensité rare, les Denver Nuggets ont vu s’envoler leur rêve de conserver leur titre. Battus par les Minnesota Timberwolves, les champions en titre ont quitté les playoffs par la plus petite des portes. Et le premier à saluer

Au terme d’un match 7 d’une intensité rare, les Denver Nuggets ont vu s’envoler leur rêve de conserver leur titre. Battus par les Minnesota Timberwolves, les champions en titre ont quitté les playoffs par la plus petite des portes. Et le premier à saluer la valeur de l’adversaire fut leur leader lui-même : Nikola Jokic a reconnu sans détour que cette équipe de Minnesota avait tout simplement le niveau pour faire tomber Denver.
Ce qu’il faut retenir
L’essentiel en quelques lignes, pour ceux qui veulent l’histoire d’un coup d’œil :
- Denver est éliminé au match 7 par Minnesota, mettant fin à sa quête d’un deuxième titre consécutif.
- Les Nuggets ont pourtant compté jusqu’à 20 points d’avance dans le troisième quart-temps avant de craquer.
- Jokic (34 points, 19 rebonds, 7 passes) et Murray (35 points) ont répondu présents, sans suffire.
- Le pivot serbe a salué la défense et la profondeur de l’effectif des Wolves, portés par Anthony Edwards, Rudy Gobert et Mike Conley.
Un match 7 qui bascule dans le dernier quart
Sur le papier, tout semblait pencher du côté de Denver. Champions en titre, à domicile, avec le meilleur joueur sur le parquet : les Nuggets avaient les arguments pour valider leur statut. Et pendant trois quart-temps, le scénario leur a donné raison. Au plus fort de leur domination, les hommes de Michael Malone ont poussé leur avance jusqu’à 20 points dans le troisième acte.
Mais un match 7 ne se gagne jamais avant la sirène finale. Minnesota a refusé de plier. Quart-temps après quart-temps, les Wolves ont grignoté l’écart, puis renversé la rencontre dans les derniers instants. Cette remontée, construite sur la défense et le sang-froid, a fini par briser la résistance des champions. Pour Jokic, ce retournement illustre une vérité brutale de la NBA : aucun avantage n’est définitif tant que le match n’est pas terminé.
Jokic et Murray présents, mais pas suffisants
On ne pourra pas reprocher au duo majeur de Denver son investissement. Nikola Jokic a signé une nouvelle ligne statistique digne d’un quadruple MVP : 34 points, 19 rebonds et 7 passes décisives. À ses côtés, Jamal Murray a inscrit 35 points, fidèle à sa réputation d’homme des grands rendez-vous. Sur la lancée des moments décisifs qu’il avait déjà offerts plus tôt dans ces playoffs, comme lors du tir au buzzer qui avait éliminé les Lakers, le meneur canadien a tout tenté.
Mais le basket reste un sport collectif, et c’est là que Minnesota a fait la différence. La meilleure défense de la saison régulière a verrouillé les espaces au pire moment pour Denver, asphyxiant le reste de l’effectif. Quand deux joueurs portent l’attaque à bout de bras face à un mur défensif, l’arithmétique finit toujours par se retourner contre eux.
L’hommage de Jokic aux Wolves
Plutôt que de chercher des excuses, Jokic a choisi la lucidité. Le pivot serbe a expliqué la défaite par la faim et le talent de l’adversaire. Une manière élégante de dire que Minnesota voulait davantage cette victoire, et qu’elle avait les moyens de la prendre.
Pour Jokic, cette élimination rappelle une chose simple : dans la NBA, rien n’est jamais acquis. Les équipes sont complétement compétitives et affamées de succès, et le titre se mérite chaque année.
Il a particulièrement insisté sur la richesse de l’effectif des Wolves. Au-delà de la star montante Anthony Edwards, il a cité Rudy Gobert, pilier défensif de l’équipe, ainsi que Mike Conley, souvent sous-estimé mais déterminant dans l’équilibre du groupe. Trois profils complémentaires qui, ajoutés les uns aux autres, ont donné aux Timberwolves les armes pour contrer la mécanique des Nuggets.
La défense de Minnesota, clé de la série
Si l’on devait résumer la série en un mot, ce serait la défense. C’est elle qui a permis aux Wolves de tenir le choc, puis de renverser un match qui leur échappait. Cette identité défensive n’est pas née par hasard : elle était revendiquée par le groupe, comme Gobert l’avait souligné en affirmant que les Wolves pouvaient devenir une équipe défensive exceptionnelle.
La profondeur de banc a aussi pesé lourd. Minnesota a pu s’appuyer sur des renforts de qualité pour maintenir l’intensité sur l’ensemble du match, à l’image de Naz Reid, élu meilleur joueur remplaçant de la saison. C’est cette combinaison — un cinq solide, un banc fiable et une discipline collective — qui a fini par avoir raison des champions.
Et maintenant ? Pour Denver et Minnesota
Pour les Nuggets, la page se tourne dès ce match 7. La saison s’arrête plus tôt que prévu, avec l’amertume d’une élimination après avoir mené de vingt points. L’enjeu, désormais, sera de transformer cette déception en leçon : un effectif bâti autour de Jokic n’a pas dit son dernier mot, mais il devra revenir plus tranchant pour retrouver le chemin du sommet.
Pour Minnesota, au contraire, l’aventure continue. En sortant le champion en titre, les Wolves ont envoyé un message clair au reste de la ligue. Le défi sera maintenant d’entretenir cette dynamique et de confirmer, série après série, qu’ils appartiennent bien au cercle des prétendants. La reconnaissance de Jokic, l’un des plus grands joueurs de sa génération, vaut tous les certificats : cette équipe-là avait le niveau.
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