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Les Bleus laissent échapper la Coupe du monde d’Ankara

L'équipe de France de pentathlon moderne est repartie bredouille de la Coupe du monde d'Ankara, en Turquie. Aucune Française, aucun Français n'est monté sur le podium. Le résultat le plus marquant côté tricolore reste la 13e place de Marie Oteiza, longtemps bien placée avant de s'écrouler sur la

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les bleus échouent dans leur conquête de la coupe du monde d'ankara, laissant échapper la victoire tant convoitée.
les bleus échouent dans leur conquête de la coupe du monde d'ankara, laissant échapper la victoire tant convoitée.

L'équipe de France de pentathlon moderne est repartie bredouille de la Coupe du monde d'Ankara, en Turquie. Aucune Française, aucun Français n'est monté sur le podium. Le résultat le plus marquant côté tricolore reste la 13e place de Marie Oteiza, longtemps bien placée avant de s'écrouler sur la dernière épreuve. À quelques mois des Jeux de Paris 2024, le rendez-vous turc avait pourtant des allures de répétition générale.

Ce qui s'est passé à Ankara

Le pentathlon moderne enchaîne cinq disciplines : escrime, natation, équitation (saut d'obstacles) et, pour finir, le Laser Run, qui combine course à pied et tir au pistolet laser. C'est cette ultime épreuve, nerveuse et décisive, qui fait et défait les classements. À Ankara, elle a été fatale aux Bleus.

Marie Oteiza a été la seule Française à se mettre en lumière. Sans-faute au saut d'obstacles, elle pointait à la 2e place avant le Laser Run, en position idéale pour viser le podium. Mais le tir, talon d'Achille récurrent de la discipline, l'a trahie : ses difficultés sur le pas de tir l'ont fait reculer jusqu'à la 13e place finale. Une chute brutale qui résume la cruauté d'un sport où tout peut basculer en quelques secondes.

La victoire est revenue à la Britannique Kerenza Bryson, régulière et solide sur l'ensemble des épreuves. Une démonstration de constance, là où les Bleus ont multiplié les à-coups.

Un bilan tricolore décevant sur toute la ligne

Au-delà du cas Oteiza, c'est l'ensemble de la délégation française qui est passé à côté. Aucun athlète n'a réussi à se hisser dans les premiers rôles, que ce soit chez les femmes ou chez les hommes.

  • Marie Oteiza : 13e en finale, après avoir été 2e avant le Laser Run.
  • Jessye Gomesse : 11e en demi-finales.
  • Elodie Clouvel, médaillée d'argent olympique, n'a pas réussi à se qualifier pour les Jeux de Paris 2024 et a terminé 17e.
  • Valentin Belaud : 11e en demi-finales.
  • Christopher Patte : 12e en demi-finales.

Le contre-coup le plus lourd concerne sans doute Elodie Clouvel. Vice-championne olympique, figure majeure du pentathlon français, elle voit ici une porte se refermer dans sa course à la qualification pour des Jeux disputés à domicile. De quoi peser, autant sur le mental que sur le calendrier.

Pourquoi cette Coupe du monde comptait autant

Une contre-performance en avril n'aurait pas le même poids une année ordinaire. Mais 2024 n'a rien d'ordinaire pour le sport français : c'est l'année des Jeux Olympiques de Paris. Chaque étape de Coupe du monde devient alors un double enjeu — engranger des points pour la qualification et roder ses automatismes avant l'échéance.

Dans cette logique, Ankara n'était pas une compétition comme une autre. C'était une occasion de prendre des repères face à la concurrence internationale et de valider, ou non, un billet pour Paris. Pour plusieurs Bleus, le rendez-vous turc a surtout confirmé qu'il restait du travail.

Le tir, point faible récurrent

Le scénario d'Oteiza n'est pas un hasard isolé. Dans le pentathlon moderne, le Laser Run récompense autant le sang-froid que les jambes : il faut courir vite, puis se stabiliser pour toucher des cibles, à répétition. Une montée de stress, un rythme cardiaque mal maîtrisé, et le tir se dérègle. C'est précisément ce qui a coûté le podium à la Française, alors qu'elle avait fait le plus dur sur les autres tableaux.

Et maintenant ?

Pour les pentathlètes français, la séquence qui s'ouvre est décisive. Les prochaines compétitions serviront à la fois à corriger le tir — au sens propre comme au figuré — et à grappiller les points encore nécessaires pour Paris 2024. Le talent est là, comme l'a montré Marie Oteiza en menant la course une grande partie de la journée. Reste à le faire tenir jusqu'au bout.

À retenir : à Ankara, aucun Bleu sur le podium. Marie Oteiza (13e) a vu le tir lui coûter une place d'honneur, Elodie Clouvel (17e) a manqué sa qualification pour Paris 2024, et la Britannique Kerenza Bryson s'est imposée. Un avertissement à quelques mois des Jeux.

Ce genre de désillusion fait partie du sport de haut niveau, où d'autres délégations françaises ont su rebondir d'une étape à l'autre. On l'a vu avec deux jeunes Françaises brillant sur le podium de la Coupe du monde de Salt Lake City, ou encore avec les gymnastes françaises remarquées à la Coupe du monde de Tachkent. Côté individuel, la 4e place de Thomas Chirault à l'étape de Shanghai rappelle qu'un classement de Coupe du monde peut basculer dans les deux sens. Autant de raisons d'attendre la réaction des Bleus du pentathlon sur les prochaines manches.

#ankara#coupe du monde#équipe de france#football#les bleus

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